« Le spectacle, offert par la compagnie Incarnato, nous propose d’entendre la poésie de Lara Dopff. C’est une poésie d’un chant premier, qui par l’interprétation parfaite d’Anne-lise Salmon, nous fait entrer dans les profondeurs du temps.

L’actrice vêtue de noir apparait ; seuls, bras et visage proposent leur lumière. Le corps s’allonge sur la terre noire. Il ne nous regarde pas. La viole de Marin Marais nous invite au silence de l’écoute. Puis elle se tait. Le corps se met en place et la voix apparait, belle, juste. Le mouvement lent des bras, du visage sculpte l’espace. La poésie, ainsi interprétée, devient elle-même espace.

Les mots cisaillent, arrachent, découpent, mais ils savent frôler, flotter. La poésie de Lara Dopff subjugue, agresse, porte l’immensité des mots et nous fait ainsi entrer dans une éternité présente. Le choix musical parfait accompagne cette éternité de l’instant. »

 

 

Ketty Perrotin – Passionnée de musique et de poésie

 


 

« C’est un beau projet. Belle voix, de la justesse mêlée à une certaine fragilité, qui est très touchante. On parcourt avec la comédienne, cette sorte de traversée à la fois poétique et très ancrée, très terrienne en fait. L’arbre est pour moi, ce qui relie la terre au ciel, une alliance du vivant et du sacré. »

Stéphanie Parruite – Enseignante de lettres

 


 

« Le spectacle offert par Anne-Lise Salmon avec « l’arbre de nerfs » apparait comme le miracle d’une rencontre. Rencontre entre un texte, son auteure et son interprète, rencontre qui ne cède pas à la facilité, mais dont l’exigence est celle d’une sincérité soucieuse d’écouter la vie et de la promouvoir. Tels des haïkus qu’une prose nouvelle a enchantés, la poésie que Lara Dopff a offerte à Anne-Lise Salmon est aussi l’occasion décisive que celle-ci a saisie de se risquer au point de trouver là où personne ne l’attend, mais là où pourtant, l’attend la source pour renaitre. Il y a là dans l’incertitude encore tâtonnante du nouveau départ une nécessité souveraine qui impose le respect et même mieux, le désir de voir à nouveau la voie nouvelle tracée ici se poursuivre encore et encore. »

Edward Barka – Enseignant de Philosophie